Nous voici donc en vadrouille avec Enric, et Maria, une galicienne de Lugo, qui travaille à Ramallah, comme coordinatrice de projets d'une ONG.
Manque de pot, j'ai oublié l'appareil photo, c'est dommage car il y avait de quoi faire : les murs de la ville sont criblés de balles, c'est assez impressionnant.
Le camp de réfugiés Jenin Camp, fut lors de la 2ème intifada, le bastion de résistance du Nord de la Palestine. ----Wikipédia----
Voici un documentaire de 50 minutes pour ceux que ça intéresse. C'est partisan, mais ça film des faits bien réels.
Ce camp est composé des populations du Nord et de l'ouest de Jénine passés Israéliens en 1948. En général les camps, c'est un peu les quartiers chauds à Jénine, comme à Naplouse. Et c'est aussi là que naisse les rébellions (qui est donc un rébellion populaire). Ce sont par conséquent, des endroits surveillés de très près par les troupes israéliennes, toujours aujourd'hui, avec de fréquentes intrusions la nuit...
Durant l'opération "Defensive Shield"(Remparts) en Mars -Avril 2002, de nombreuses troupes furent envoyés pour faire tomber la résistance. Ce qui devait durer 24 à 48 heures, fut un bourbier de 14 jours, pour les Israéliens. Pour en découdre, il fallut avoir recours à 400 chars (Chiffres de Sameh, un brin chauvin !). 400 chars contre... les 23 combattants restés défendre la zone. David contre Goliath!
Le camp fut en grande partie rasé durant cette opération par les tirs de roquettes, de missiles, les buldozers blindés pour permettre l'accès aux Merkava, les blindés israéliens... Et tout ceci, sous le commandement de Sharon, qui s'installa alors dans une maison palestinienne confisquée, dans la région. Voici un témoignage d'un pilote de bulldozer israélien, pour comprendre le problème, attention, ça choque : "I didn't see, with my own eyes, people dying under the blade of the D-9. and I didn't see house[s] falling down on live people. But if there were any, I wouldn't care at all." (Paru dans un journal Yediot Aharonot).
Le bulldozer qui déconne pas
Le camp après l'opération de "défense"
La vieille ville de Jénine fut préservée en grande partie, l'accès aux chars étant impossible. En effet, celle-ci fut construite sur des ruines cananéennes, le char de 60 tonnes se seraient vite fait piéger par une faiblesse du sol.
C'est d'ailleurs par cette méthode que les combattants de Jénin Camp sont venus à bout de 8 chars dans le camp de réfugiés : en creusant des trous, en les recouvrant, suffisamment pour laisser passer une voiture mais pas 60 tonnes.
On fait ensuite le tour de Jénine qui est étendue. La mère de Sameh nous invite à manger chez eux. On est reçu comme des rois ! Olives, poulets, un mélange super bon avec riz, cacahuètes, raisins secs, petits pois ; le tout revenu dans l'huile d'olive. En dessert, un délicieux gateau fait à partir de "Knafa", un bloc de filament de farine, lait, oeuf, qui se gorge de ce qu'on lui donne (miel, sucre, caramel, etc)... Le cousin passe avec ses enfants, curieux de voir 3 paumés à Jénine, encore plus quand l'un d'eux vient de Barcelone (Ici, on est pour le Barça ou pour le Real...)!
Pour clôturer la visite, ou se rend dans un village, où se trouve une des plus vieilles églises au monde, 1500 ans... Burqin Church (ou Saint-Georges Church). Ce serait le lieux ou Jésus guérit instantanément 10 lépreux en leur passant la main sur le visage. L'église se trouve dans une grotte et elle est entretenue par la communauté chrétienne du village ( 50% environ soit 6000 personnes).
On salut Sameh, qui reste pour la fin du week-end à Jénine et road to Nablus, en mode rally de Palestine avec le "service-Taxi".


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