dimanche 6 septembre 2009
Ariel, capitale de Samarie
lundi 24 août 2009
Les derniers jours de voyage...
C'est bon, je suis rentré hier, tant bien que mal à Naplouse.
Après la vallée de Dana, j'ai suivi la route du Roi, qui serpente dans les différents canyons qui gagnent la Mer Morte ou le Jourdain.

En chemin, deux jeunes fort sympathiques m'invitent, avec fierté, à manger une "douceur jordanienne". Un Kunafa Nablusi... LA spécialité de Naplouse, connue dans tout le moyen orient! Après une discussion un peu difficile moitié arabe/moitié anglais, c'est à dire 50 mots au total, on se sépare et je me rends au château de Kérak, une des plus grandes forteresses des Croisades, repris par la suite par les Mamelouks.
Après ce château et la rencontre d'un policier originaire d'Hébron (Palestine), comme il y en a beaucoup ici, je pars en direction du "Grand Canyon" jordanien, le Wadi Mujib.

Finalement j'arrive à la tombée de la nuit à Madaba, une ville où cohabitent musulmans et chrétiens orthodoxes, connue aussi pour ses mosaïques de plus de 2000 ans.

A l'hôtel, je rencontre, sur le toit qui fait office de dortoir, un espagnol de Valence et trois Franco-Suédoises, Clémence, Clémence et Pauline, qui ont étudié ensemble Stockholm, au lycée français...
Le lendemain, la tête dans le pâté, entre deux tasses de thé, elles me proposent de les accompagner au Mont Nébo, à Béthanie et à la mer Morte, dans leur voiture de location.
Le mont Nébo est le lieu d'où Moïse contempla la terre d'Israël et avant de mourir à 120 ans, quand même. Perso, j'ai rien vu, j'espère qu'il l'a pas fait en été parce qu'avec l'évaporation, on voit pas plus loin que le Jourdain. C'est à dire qu'Israël : peau de zob!

Béthanie est le lieu du baptême de Jésus-Christ, par Jean-Baptiste. Ce lieu, fort symbolique à fait polémique durant de nombreuses années mais après un travail d'historiens et d'archéologues méticuleux, c'est devenu le lieu "officiel" du baptême. On y trouve quelques restes d'églises construites dès le 6 ou 7ème siècles, sur pilotis, afin résister aux crus soudaines du Jourdain.
Le lieu du baptême
Le Jourdain, pas très en forme, à cette période de l'année...
On se retrouve ensuite en Mer Morte, cette fois, côté jordanien, qui est beaucoup plus agréable car beaucoup plus propre que celui que j'avais visité début Juillet en territoires occupés Palestiniens... Traditionnel bain et séances photos kitsh.
On entame ensuite le retour vers Madaba, pour y passer la soirée tranquillement si l'on excepte le petit interrogatoire de la police, à la recherche de roumaines entrées illégalement sur le territoire jordanien!
Le lendemain, après un dernier "salam aleykouuuum"de Clémence, qui faisait un ravage quand la police voulait contrôler les passeports) je repars "as a lonely cowboy" vers Amman où je dois retrouver Enric.

Le jeudi, je peux pas vous dire grand chose parce que je suis super malade, la gastro, la vraie, la première depuis le début. Amman ne présente pas de grand intérêt a priori (moins de 100 ans) si ce n'est la citadelle romaine en ruines.
Le vendredi, toujours pas au top, on loue la voiture, et on part dans les chateaux du désert, à l'est, vers l'Irak, au loin, à 200 Km, qu'on pourrait presque voir tellement c'est plat et aride.

Charmant endroit pour une petite sieste...
Parfois pointe un château, Qasr al Amra, ou celui de Lawrence d'Arabie, Qasr Azraq. On cherche un lieu ombragé, pour pouvoir manger. On fera 10 km avant de trouver l'ombre d'un tamaris séché insignifiant...
Bon, 200 Km dans le désert pour voir ça...
Du VIIème siècle. Les Chrétiens du coin pensent que la tête du centre est celle de Jésus.
À la sortie d'un village (Il y en a un, parfois), on prend un bédouin de 20 ans, en stop. Il nous invite chez lui, 30 km plus loin. Beurre de chèvre, yaourt de chèvre, et poulet maison au menu, à 4 heures de l'après-midi, on en demandait pas tant! C'est le dernier jour avant le Ramadan, ils sont aussi bien content d'avoir un prétexte pour pouvoir savourer un poulet à cette heure-là! Cette situation nous montre, à Enric et moi, le lien quasi constant entre la sympathie des gens et absence de tourisme, pour le moins dans cette région du monde (Autre exemple, le Kunafa avec les deux jeunes, dans un bled un peu perdu où les touristes ne s'arrêtent jamais, autre exemple Naplouse, déjà plus accueillante que Ramallah).
On visite avec les derniers rayons du soleil les ruines d'Umm Al Jimmal. Moi, je suis sur les rotules. Le plan Roots "tente dans le désert" se convertit en plan "H", à Irbid, où je peux dormir correctement.
Le jour suivant, pleine forme, premier jour de Ramadan. Il faudra se cacher toute la journée pour boire et manger.
On visite les ruines de Jérash, une ancienne ville romaine.

Jérash et son forum
Le reste de la journée est consacré à sillonner dans la campagne de cette région très verte de Jordanie.

Un Wadi dans le Nord
On visite Pella, autre ville romaine au soleil couchant et on rentre sur Irbid.
Le lendemain, on file droit vers le Nord, direction Umm Qais, autre ville romaine, (décidément!) construite dans le noir des pierres basaltiques, qui lui donne une certaine originalité, parmi les ruines visitées.

Umm Qais
Je dépose ensuite Enric à un poste frontière, Ash Shayr Hussein Bridge entre Israël et Jordanie, et pars rendre la voiture à un autre poste frontière, King Hussein Bridge, Cisjordano-Jordanien, où les Israéliens, qui contrôlent la frontière, posent plus de problèmes. En effet, ils commencent à mettre ces derniers jours des visas "territoires palestiniens seulement" pour les internationaux se rendant là-bas. Enric, qui doit prendre un avion dans un mois à Tel-Aviv, préfère ne pas prendre le risque... Dans mon cas, c'est moins risqué étant donné que je ne m'y rends que pour 2 jours...

Dans la vallée du Jourdain
En passant les détails, qui sont a peu près identiques à ceux de mon arrivée en Juin, je rentre dans le bus pour Jéricho plus de 3 heures après être sorti du territoire jordanien.
Par chance, à Jéricho, Djihad, un prof d'université à Tulkarem, venant de Amman, propose de me déposer à Naplouse, sur son chemin. Les bus ne circulant plus, à une demi-heure de la levée du jeûne de Ramadan.
Enric de son coté, refoulé à la première frontière pour un problème de tampon jordanien a rejoint le même poste que le mien. Il sort presque en même temps mais prend un bus pour Jérusalem. Il sera moins chanceux car son trajet prolongera le calvaire : il arrivera 2 heures plus tard vanné et vénère.
Pour conclure, voici la carte du parcours depuis le 9 août.
lundi 17 août 2009
La fin du voyage...
Sinai, Aqaba, Wadi Rum, Petra, Dana
Tout commença bien mal pourtant dans cette résidence paillotte, où l'on se sent paradoxalement enfermé : pas de marché, pas de village à proximité, juste une route où passent les autobus des tour opérateurs israéliens à destination de Sharm el Cheikh, Dahab ou Ste-Catherine. Pour manger, il n'y a que le bar qui propose des pizzas ou des pizzas au prix d'une nuit, la bouteille d'eau dans ces environs aussi.
Après avoir profiter des fonds sous-marins néanmoins superbes de cet étrange endroit, je me décide donc pour partir à Sainte-Catherine, un peu naïvement, sans guide de voyage (Grave erreur). Le stop me permet de sortir de cette enclave et je me retrouve à Newiba Port, soit encore un peu plus enclavé, dans une zone portuaire majeure d'Égypte, d'où arrive notamment tous les produits détaxés d'Aqaba en Jordanie (Je retrouverai d'ailleurs des Égyptiens là-bas). Charmant... Pas de bus pour Ste-Catherine, rdv demain 8 heure me dit-on quand j'arrive.
Il est 13h, et je n'ai pas grand chose à faire....

Il en reste une à caser !!!
Après un bout de temps à errer, je trouve un accès à la mer, puis à une plage, toute proche d'un village où une mosquée sort des palmiers : l'après-midi ne sera pas perdue!

Posté sur cette plage, les enfants ne villlage ne tarde pas à débarquer, sûrement intrigués par le pauvre touriste perdu près de ce port. Je mange des dates que des enfants cueillent devant mes yeux dans les arbres en fouettant les grappes. 3 minutes après, je me retrouve dans une scène surréaliste à l'ombre d'un dattier avec 20 enfants autour de moi qui me parlent en arabe, des dattes dans les mains, des biquettes qui mangent le surplus de dattes au sol, et à 20 mètres la mer, blindée d'oursins...

Le lendemain est donc matinal. Je me réveille vraiment en payany le bus que j'ai payé un coca, seul petit déj que j'avais, 25 pounds, 5€. Le mec m'a rendu la monnaie en petites coupures, 75 pounds au lieu de 95. Et la buse dans l'affaire, c'est bibi... Je suis furax...
Arrivé à Dahab, station balnéaire spécialisée dans la plongée et les arnaques : "No bus Ste-Catherine, here is good taxi, good price". "Fait ch****".
Pas moyen de trouver des gens prêts à partager un taxi, dans cette station de bus déserte, je me résouds donc à prendre un taxi pour Ste-Catherine, devenue l'obsession. Après une heure de négociations, je pars pour le monastère, à 130 bornes de Dahab. 50 euros, avec un rabais de 50%... Pas root's... La route reste quand même spectaculaire...

Sur la route...
Le monastère Sainte-Catherine et le mont Sinaï
Là-bas, je croise une flopée de touristes de tous les coins de la planète pour un monastère certes joli mais qui déplace pas non plus des montagnes... Je n'ai alors qu'une hâte me casser bien vite de ce Sinai où pour l'instant je n'ai rencontré que des gens intéressé par mon argent. Ici, rare sont les gens originaires du Sinai. La plupart viennent du Caire, de Suez pour faire du business, ce qu'ils font très bien... Mais quand je vois ça, je regrette vraiment le marché de Naplouse, où les gens pas forcément plus argentés ne te vende pas le kilo de tomates 4 fois son prix réel...
Le taxi me ramène à la frontière et après un bref passage en Israël, et un stop avec un juif haridim qui me lance après 10 secondes "tu es juif?", je passe en Jordanie, direction Aqaba.
À Aqaba, je retrouve un peu la sérénité perdue en Égypte. La ville est agréable et la ballade le long de la plage vaut le détour. Les photos parlent d'elles même.

Tout se mêle, les bains en Hidjab, les bateaux mouches conduient par des kéké qui passent de la tecnho raï, les pétroliers au large, reste à imaginer les cafés à deux mètres du bord...
Les techniques d'irrigations de l'Égypte des Pharaons restent valables...
Je pars le lendemain vers le Wadi Rum, une réserve où des rochers immenses sont plantés dans le désert. Ce fut le terrain de jeu de Lawrence D'Arabie...
Le Wadi Orum
Après une heure d'attente, je trouve enfin un gars, Mathieu, et une fille, Pauline, qui accepte de partager les frais de la ballade dans la réserve, qui ne se fait pas à pied en été... C'est donc dans une Jeep de 30 ans qu'on parcourt le site qui est vraiment majestueux... Là encore, les photos parlent mieux...
Depuis la source de Lawrence d'Arabie...
Je passe la nuit dans l'espace réservé aux tentes, mon budget ayant été sérieusement entamé en Égypte, avec ce taxi, la nuit dans le désert m'échappe...
Le lendemain, je fais route sur Pétra. Dans le bus, je fais la connaissance de 2 françaises, Laure et Marie qui font en gros la même route que moi et partent ensuite en Syrie. Arrivés un peu tard à Pétra, on trouve un hotel et on file vers le site. Il est 12 heures, c'est le cagnard sous le soleil de Pétra...
Le site est vraiment grandiose, on dirait que les Nabatéens ont tout fait pour épater les badauds, 2000 ans plus tard. En effet, le spectacle est progressif et le site commence par un canyon, qui se creuse de plus en plus pour arriver à de véritables falaises de dizaine de mètres de haut, qui se font face, séparée de 2 à 3 mètres par endroits. Le "Siq", c'est son nom, serpente ainsi pendant 1 km jusqu'à ce que, dans une courbe, se révèle le Khazneh, trésor en arabe, le monument mythique de Pétra... On le voit dans Indiana Jones et la dernière croisade, dans Tintin Cock en Stock, mais ce n'est pas du tout le temple du Graal ou le chateau du roi, juste la tombe d'un roi avec deux pièces anodines, une pour les célébrations funéraires chères aux Nabatéens, une autre pour la tombe proprement dite... Mais le soleil n'est pas très bien orienté et je verrai plus en détail ce temple le jour suivant.

Lorsqu'on marche dans le Siq, on lève les yeux et...
Je continue et plus loin monte sur les hauteurs de Pétra avec à la clé un panorama vraiment surprenant : c'est une véritable ville. dans toutes les directions, on distingue des tombes plus ou moins élaborées. Pétra n'était pas un cimetière géant mais les nabatéens construisait ces demeures pour les défunts et vivaient, comme les bédouins, dans des tentes un peu partout sur le site. Il y aurait eu jusqu'à 30 000 habitants...
Panorama depuis le haut-lieu du sacrifice...
Je passe l'après midi a arpenté les chemins de Pétra et dès lors qu'on sort des sentiers battus, on rencontre beaucoup moins de monde... La montée vers le monastère à la fin de la journée est une mise à mort mais elle vaut le coup et en haut, le panorama sur les montagnes et le désert du Néguev israélien aussi...

Le Monastère...
Le lendemain, levé de bon matin, de bonne humeur, je file vers le site. Une rando cachée dévoile un autre point de vue sur al Khazneh, en hauteur, évitant ainsi le flot de touristes qui profite de la relative fraîcheur matinale...
Le Khazneh, vu depuis les hauteurs...
Je finis de visiter certains sites et entame le retour vers l'auberge par un autre siq, plus petit mais très impressionnant également. Avec Laure et Marie, on a convenu d'un horaire de taxi pour ce rendre jusqu'à Dana, paradis perdu, non desservi par les bus.
Sur le chemin, le chauffeur, Walid, nous propose un arrêt aux ruines du chateau des croisé de Shobak. Là, on se fait le petit truc fun ; un passage secret qui part du chateau jusqu'à une source situé en bas de la colline, environ 200 mètres de souterrains dans le noir, à la lampe torche. Ce souterrain permettait aux résidents du château de résister à des sièges prolonger lors des croisades.
mercredi 12 août 2009
News pratiques
Mitzpe Ramon, la cote du Sinaï
En quittant Naplouse, je me sentais vraiment du milieu, mon voyage jusqu'à Mitzpe Ramon, ma première étape en est la preuve. Passage du check-point de Qalandia avec fouille du sac et analyse de couteau-suisse, interrogatoire personnalisé (No guns, no weapons?), ils ont même oublié de regarder mon passeport, le bus quasi enchainé à Jerusalem pour Beer-Sheva et puis Mitzpe Ramon.
Mitzpe Ramon, charmante bourgade de 1500 âmes et un japonais dont pas une qui puisse dire "mon grand-père est né ici!" puisqu'il y a 40 ans, il n'y avait pas grand monde dans un des coins les plus secs du désert du Neguev. Ce néo-village prend donc des allures de Bagdad café (histoire de placer ma culture...) ou de Las Vegas, sans ses casinos... Vu comme ça, pourquoi s'arrêter là???!
Un immense cratère de 40 km de long sur 9 de large se trouve au pied du village.
Dans ce paysage lunaire, des bouquetins et des rapaces ont élu domicile et moi aussi, pour la nuit...
Après une descente accompagnée des cliquetis de roches qui dégringolent, j'arrive dans une demi grotte qui se prête bien à une nuit totalement root's®. Le montage de la tente est interrompu par la douce musique de mon sac qui dégringole 20m de pente, avec mon ordi à l'interieur. Coup de pot, le sac était fermé l'ordi bien coincé...

La nuit se passe... Lentement dans cette grotte dont le sol est incliné à 10° (calcul mûrement réfléchi).
À deux heures du matin, je fais même péter la petite laine, pour la première fois depuis 1 mois et demi...
Réveil matinal pour tenter d'intercepter le lever de soleil : 4h, 4h30, 5h, 5h30... Tout ça pour que dalle! De là où je suis, on ne vois rien...
La "levée de camp" se fait à 8h pour intercepter le bus de 9h20, horaire petit futé... Je quitterai finalement Mitzpe Ramon à 13h30, à bord d'un camion citerne...
Dans ces 5 heures de temps, 3 bus m'ont mis un vent ("On est complet!") et un bon nombre de voiture aussi... J'ai donc patienté en discutant avec des gens dans le même cas : un juif japonais, joueur de guitare dans un parc d'une ville de 1500 habitants, 3 soldats de Tel Aviv et Jerusalem, qui font leur service pas loin d'Eilat, une hippie trentenaire qui adore l'Inde (Ici, le hippie va en Inde après son service...), qui adore s'allonger sur l'herbe en ouvrant bras et jambes...

Et là, s'arrête mon sauveur, il parle russe et ressemble à Anthony Kiedis des Red Hot : Lief (Lif).
Il parle 50% du temps avec son pote de CB, qui a le rire de méchant à la fin d'Inspecteur Gadget, Andrei : "........niiiiet..........Da...da......."
Les 50% restant Lief m'apprend qu'il vient de Saint-Pétersbourg, qu'il vit à Eilat et qu'il passe 3 semaines de l'année dans l'armée, comme réserviste. Il est allé à Gaza, en janvier dernier...
J'arrive à Eilat, direction Taba, frontière égyptienne. Là-bas, je monte dans un taxi avec 3 Israeliennes de mon âge. Après 10 minutes de conversation j'apprend qu'une d'entre elles a été en Inde...

Le soleil est passé derrière les montagnes lorsqu'on arrive au "complexe hôtelier" on l'on doit passer la nuit. Arrivé en impro (pas de guide sur le Sinai), je suis les Israeliennes qui ont l'air de connaitre les plans.
L'hotel est en fait un groupe de paillottes de 2,3 5 personnes avec des matelas à même le sol. C'est bon marché (5euros) et c'est au bord de l'eau.
Les écolos vont grincer des dents et il y a de quoi parce que si il y a un endroit à protéger, c'est bien ce littoral : les coraux se battent entre eux pour y grandir, les poissons de toutes sortes, déboulent dans tous les coins, de toutes les couleurs. Poissons perroquet, poisson clown, murènes, raies (pas les mantas) et etc...
Je me régale toute la matinée et à 11heure, je songe à partir pour le monastère Sainte-Catherine, le seul nom que je connaisse au Sinaï...Après un périple en stop je débarque au port Newqa pour apprendre qu'il n'y a plus de bus pour Ste-Catherine. Il faudra revenir demain... Pas grave une zone portuaire, ça fait partie du paysage....
dimanche 2 août 2009
Hébron
Départ 7h30, je squatte le minibus qui emmène la délégation du projet d'installation de panneaux solaires dans un village près d'Hébron, Emnazeil, Enric, étant le coordinateur de ce projet.On me dépose à l'entrée de la ville qui est entourée de check-points. Un saut dans un "service-taxi" et je suis au centre -ville.
Hébron, Hevron en Hébreu, Al-Khalil, en arabe, signifie dans tous les cas "l'ami" pour "l'ami de Dieu", parce qu'Abraham y est enterré ainsi que sa femme Sarah. C'est donc une ville sainte juive. Mais elle a aussi son importance pour les musulmans et les chrétiens, pour qui Abraham est un prophète.
Son histoire religieuse explique en partie la situation actuelle : une ville surveillée de très près (on peut même dire de l'intérieur) par Israël, cernée par 190 obstacles à la libre circulation (check-points, routes fermées, mur, barbelés, etc) soit 1/3 des 540 obstacles recensés par le croissant rouge en Cisjordanie. On dénombre de nombreuses colonies autour d'Hébron et une en plein centre-ville, non loin de la tombe d'Abraham. La cité est séparée en deux secteurs : H1 est sous le contrôle de l'autorité palestinienne. Rappelons qu' Hébron compte 130 000 musulmans. H2 est contrôlé par les israéliens, afin de protéger les 530 colons juifs présents, parfois pour des raisons religieuses.
Je rejoins là-bas le groupe de néerlandais, arrivé il y a quelques jours et qui visite Bethleem et Hébron en deux jours, guidé par des étudiants de An-Najah, originaire d'Hébron, travaillant pour l'IFMSA (International Federation of Medical Students Associations) dont ne fait malheureusement pas partie notre corpo...

On visite la mosquée qui renferme la tombe d'Abraham ainsi que celle de Sarah. Elle est ouverte certains jours de la semaine pour les musulmans, d'autres pour les juifs.




























